Le N’zassa discursif : un outil stratégique de communication au service des circulations culturelles et du développement durable.

BRA BOSSON

Résumé


Cette étude présente le N’zassa1discursif comme un mode d’expression qui permet
d’appréhender l’utilité opérationnelle des langues dans la diversité linguistique et culturelle,
puisqu’il combine deux systèmes2 linguistiques. Le mot N’zassa est un lexème de la langue
agni3 ; il signifie rapiéçage. A l’origine, le N’zassa désigne une étoffe obtenue après le
rapiéçage de morceaux de pagnes ou de tissus divers. A l’image de cette étoffe, le N’zassa
discursif est un parler qui assemble au moins deux systèmes linguistiques. On pourrait le
désigner sous les termes d’alternance codique ou de code-switching. L’étude montre qu’il
peut être un choix esthétique à visée fonctionnelle en ce qu’il peut contribuer à la préservation
d’éléments linguistiques et culturels de certains peuples, au travers d’une mobilité de lexèmes
de certaines langues dans le système d’une langue véhiculaire internationale. Le travail met en
évidence l’exemple du N’zassa discursif élaboré dans des romans de langue française. Il
montre qu’en l’adoptant comme mode de communication, on s’inscrit dans une dynamique
discursive au service des circulations culturelles et de l’interpénétration des peuples pour leur
cohésion et pour une contribution au développement durable. Grâce aux méthodes d’analyse
pragmatique, l’étude permet de voir comment certaines langues peuvent avoir une place dans
le concert des échanges.

Mots-clés


N’zassa, alternance codique, discours, communication, mobilité, culture.

Texte intégral :

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