IDENTITE ETHNOLINGUISTIQUE ET REORGANISATION TERRITORIALE AU MAROC

Driss AIT LHOU

Résumé


Loin de la démagogie et loin des abus stylistiques, le ’’postmodernisme’’ et le ‘‘relativisme’’, pensées postcoloniales, favoriseraient aujourd’hui la ‘‘régionalisation’’ avancée. Il s’agit dans cet article d’un ‘‘quelque chose’’ qui dépasse la rhétorique et le mythique, c’est un essai sur les états des lieux. En adoptant une approche  pragmatique, basée sur la logique et le sens pratiques, nous avons essayé de montrer que les critères culturels, ethnographiques et ethnico-linguistiques, devraient être pris en considération dans tout découpage régional et dans toute philosophie de régionalisation. Paradigme postmoderniste oblige. Les ‘‘sociolectes’’ (langues régionales) amazighes, à savoir le chleuh, l’amazigh de l’Atlas et le rifain, en plus des données ethnoculturelles serviront comme soubassement et acrotère d’une réorganisation territoriale à œuvrer et compléter par les facteurs géographique et économique. Le projet de la régionalisation avancée devra prendre en considération la tendance stratégique et le fond territorial des cultures régionales. Depuis le début des temps modernes, les Etats européens et américains ont fondé leur territorialité sur des données ethnico-linguistiques et culturelles. Au Maroc, à l’aube du vingt-et-unième siècle où la gouvernance et la démocratie sont les seules devises courantes de l’ère mondialisée et mondialisante, les acteurs/décideurs manquent encore d’audace politico-intellectuelle pour sortir des gouffres des logiques sécuritaires.


Mots-clés


Amazighité, approche territoriale, diversité culturelle, ethnolinguistique, postmodernisme, région, régionalisation.

Texte intégral :

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DOI: https://doi.org/10.34874/IMIST.PRSM/rivages-i2.36589



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