«Présent !» et maintenant ? Tayssir et performances scolaires

Jules Gazeaud, Claire Ricard

Résumé


Afin de lutter contre l’abandon scolaire, le gouvernement marocain a mis en place un programme de cash-transfer conditionnel à partir de 2008 : le programme Tayssir. L’objectif initial du programme semble être atteint mais qu’en est-il de la qualité de l’éducation reçue par les élèves qui restent grâce au transfert ? C’est ce que nous nous proposons de regarder en comparant les résultats aux examens de fin de primaire et de fin de collège des élèves dans les communes bénéficiaires et non bénéficiaires. Comme le programme Tayssir ciblait jusqu’en septembre 2018 les communes dont le taux de pauvreté est supérieur à 30%, nous utilisons une méthode d’échantillonnage qui repose sur l’idée que les communes qui sont proches du seuil de ciblage sont suffisamment similaires pour servir de groupe de comparaison.
Nous trouvons qu’à la fin du primaire, le programme Tayssir n’a pas d’effet sur les performances des filles mais que les garçons ont des résultats en moyenne moins bons dans les communes bénéficiaires du programme que dans les communes non bénéficiaires. La raison est qu’en réduisant l’abandon scolaire, le programme Tayssir a permis aussi à des élèves en difficulté de rester scolarisés. Le défi du gouvernement est alors désormais de faire en sorte que l’ensemble des élèves marocains acquièrent des compétences en essayant d’adapter la pédagogie pour ne laisser aucun enfant sur le bas-côté.


Mots-clés


Performance scolaire; Tayssir; transferts monétaires conditionnels; MASSAR

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DOI: https://doi.org/10.34874/IMIST.PRSM/refeco-i1.32008

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