QUANTIFICATION DU TRANSPORT SOLIDE EN SUSPENSION DANS LE BARRAGE DE FOUM EL GHERZA –BISKRA. ALGERIE
Abstract
L’envasement des barrages constitue sans doute la conséquence la plus grave de l’érosion hydrique. Les effets néfastes de ce phénomène sont nombreux, allant de la réduction considérable de la capacité d’emmagasinement et de stockage du barrage, jusqu’à la dégradation nette de la qualité de l’eau du barrage (l’eutrophisation des eaux). La gestion des barrages en exploitation en Algérie nécessite une étude prévisionnelle des dépôts des sédiments pour l’actualisation de la courbe hauteur capacité. La prévision de l’envasement est une étape indispensable pour tout projet de faisabilité d’un barrage et le suivi régulier des apports solides est nécessaire pour un éventuel dévasement de la retenue.
Ce travail présente une approche analytique des modalités de l’écoulement et du transport des sédiments en suspension à la base d’une définition préalable de l’ensemble des paramètres géomorphologiques, géologiques, hydrologiques et climatiques du bassin versant d’Oued Abiod. Cette approche consiste à la recherche d’un modèle régressif pouvant expliquer la relation débit liquide-débit solide au droit de la station hydrométrique à différentes échelles temporelles (annuelle, mensuelle, saisonnière et à l’échelle de crue). L’approche mensuelle avec un modèle en loi de puissance reste la plus significative, Les résultats obtenues montre que l’essentiel du transfert de la charge sédimentaire en suspension se produit au cours de crues violentes qui surviennent soit d’orages locaux en Eté, soit des déprissions sahariennes au Printemps et plus souvent encore en Automne. On distingue alors, deux périodes d’érosion actives, une première période en Automne et la seconde en Eté.
Les résultats de calcul élaborés de la charge sédimentaire montre une quantification moyenne annuelle de transport solide en suspension de l’ordre de 3,51 millions de tonnes avec une charge maximale atteint 21.38 millions de tonnes, ce qui correspond à une perte de sol de l’ordre de 2764 tonnes par km2 par an.
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ISSN-E: 2509-0445
ISSNPrint: 2605-6070