La problématique de l’intraduisible. Cas de la traduction de la métaphore

Mostafa Bouali

Résumé


Parler de métaphore c’est mener une investigation concernant l’un des mécanismes fondamentaux de la langue. L’utilisation spécifique de cette figure de style est encadrée par des faits relevant des coutumes, des religions, des goûts et de la culture d’une manière générale. Ainsi, en parlant de la métaphore, il est inévitable de ne pas évoquer l’intraduisible et la résistance des idées à être traduites d’une langue en une autre. La métaphore, qui est l’apanage de la création littéraire, n’est pas un contenu univoque mais au contraire son interprétation peut varier d’un destinataire à un autre. Une telle caractéristique rend la tâche du traducteur très difficile. Certains chercheurs, afin de surmonter les difficultés culturelles qu’elle impose, suggèrent de la traiter comme s’il s’agit d’un mot autonome n’ayant aucun contexte. Pour d’autres cela s’avère impossible puisque la métaphore est le fruit de tout un contexte socioculturel et linguistique complexe. Cette hésitation qui affecte le traducteur, quand il est devant une construction métaphorique, nous met devant deux réalités essentielles : la première renvoie au fait que l’Autre peut être accessible à travers la traduction et la seconde nous montre que cette traduction, tout en essayant de rapprocher les cultures, met inévitablement en exergue les spécificités qui les différencient les unes des autres. 


Mots-clés


métaphore – traduction – l’intraduisible - sens littéral –l’interprétation – l’analogie.

Texte intégral :

PDF