Quel statut du désignant événementiel dans les périodes de crise ? Cas des désignants « Hirak » et « Evénements d’Alhouceima »
Anas Moutia
Résumé
Chaque jour, les médias nous confrontent à une panoplie incessante de dénominations, de
désignations et de formes discursives particulières. Une fois installées dans l’espace social, elles
deviennent non seulement de simples référents à des objets ou des faits mondains, mais elles
constituent de véritables orienteurs et déterminateurs sociaux des contextes, surtout dans les
périodes de crise. Nous considérons donc ces moments, comme des moments spéciaux où
l’écriture journalistique transcenderait sa fonction narrative ou explicative pour devenir un
déterminateur d’une conjoncture en train de se définir. De ce fait, Les premiers discours
médiatiques qui pourraient se greffer sur un fait ou un événement au moment de sa gestation
pourraient conduire soit à la stabilité, la gradation ou le crépuscule de cet événement dans
l’espace public.
Dans la présente réflexion, nous allons repenser la problématique du désignant d’un point de vue
interdisciplinaire : entre les sciences de l’information et de la communication (la théorie de
l’agenda Setting) et l’analyse du discours « École français ». A ce propos, nous allons interroger
plus particulièrement le fonctionnement des designants « Hirak » et « Evénement
d'Alhoceima1 » dans les deux journaux le Monde et le Matin et durant une période précise
allant du 6 février -date du déclenchement des premières manifestations dans la région du Rif au
Maroc- jusqu'à 31décembre 2018. Notre objectif est de vérifier si ces designants remplissent
une fonction de désignation ou plutôt fonctionnent comme des procédés de cadrage.
désignations et de formes discursives particulières. Une fois installées dans l’espace social, elles
deviennent non seulement de simples référents à des objets ou des faits mondains, mais elles
constituent de véritables orienteurs et déterminateurs sociaux des contextes, surtout dans les
périodes de crise. Nous considérons donc ces moments, comme des moments spéciaux où
l’écriture journalistique transcenderait sa fonction narrative ou explicative pour devenir un
déterminateur d’une conjoncture en train de se définir. De ce fait, Les premiers discours
médiatiques qui pourraient se greffer sur un fait ou un événement au moment de sa gestation
pourraient conduire soit à la stabilité, la gradation ou le crépuscule de cet événement dans
l’espace public.
Dans la présente réflexion, nous allons repenser la problématique du désignant d’un point de vue
interdisciplinaire : entre les sciences de l’information et de la communication (la théorie de
l’agenda Setting) et l’analyse du discours « École français ». A ce propos, nous allons interroger
plus particulièrement le fonctionnement des designants « Hirak » et « Evénement
d'Alhoceima1 » dans les deux journaux le Monde et le Matin et durant une période précise
allant du 6 février -date du déclenchement des premières manifestations dans la région du Rif au
Maroc- jusqu'à 31décembre 2018. Notre objectif est de vérifier si ces designants remplissent
une fonction de désignation ou plutôt fonctionnent comme des procédés de cadrage.