L’ORGANISATION DE LA CONTREBANDE DANS LA VILLE FRONTALIERE DE NIABLE

Koffi ATTA, Téré GOGBE, Datté Anderson KOUADIO

Résumé


Dans la zone frontalière de Niablé, la contrebande est omniprésente. Le
fonctionnement de cette activité repose sur la porosité de la frontière, des relations
socioculturelles et la disparité monétaire entre la Ghana et la Côte d’Ivoire. Sans nier la
véracité d’une telle activité qui s’organise à differentes échelle par une typologie de
contrebandiers fortement hiérarchisés. Ces contrebandiers opèrent selon un code de conduite
strict où la parole donnée et la confiance mutuelle constituent les fondements des relations
entre acteurs. Ce qui leur permet de faire rentrer des marchandises de diverses natures
(produits pétroliers, alimentaires, pharmaceutiques, de la friperie, de la boisson etc.) à Niablé
et d’y contribuer l’épanouissement urbain. Cette perception de la contrebande donne une idée
de l’animation frontalière de la ville. En un mot, qu’on le veuille ou non, la contrebande
participe à la mutation socio-spatiale de la ville même si parfois elle se pose comme un frein à
son développement. A travers cette contribution, nous montrons que Niablé subit le diktat
d’une activité illicite fortement hiérarchisée en réseaux.

Mots-clés


Contrebandier, frontière, Niablé, réseau, la Ghana, la Côte d’Ivoire.

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