Droit à la ville et démolition de monuments : étude de cas dans la ville d’Abidjan
Résumé
L’article a pour objectif de comprendre les sens donnés au droit à la ville à travers la démolition de
monuments dans la ville d’Abidjan. De façon spécifique, il permet d’une part, d’analyser les enjeux et
les risques plus ou moins méconnus qui sous-tendent une telle pratique. Il est aussi question
d’examiner d’autre part, les influences de ceux-ci sur la qualité et le renouvellement de la vie urbaine.
Inscrites dans l’approche qualitative, les données collectées ont été essentiellement obtenues par les
techniques de l’observation directe et d’entretiens semi-dirigés auprès d’un échantillon de 30
individus. Les résultats de l’étude montrent que, derrière la démolition de monuments et les enjeux
qui les accompagnent, le droit à la ville se pose comme une stratégie de valorisation de l’identité du
parti au pouvoir. S’agissant des risques, ils contribuent à faire remarquer l’instabilité des formes
urbaines, indiquer le caractère éphémère des contraintes morales et organisationnelles dans les
changements urbains en cours. En somme, en logeant le droit à la ville dans le prisme de monuments
détruits, ce travail propose d’en faire une lecture à la fois favorable à la redéfinition de l’espace urbain,
à sa réappropriation et à la reconstruction des rapports de force au sein de la ville en faveur du parti au
pouvoir.
monuments dans la ville d’Abidjan. De façon spécifique, il permet d’une part, d’analyser les enjeux et
les risques plus ou moins méconnus qui sous-tendent une telle pratique. Il est aussi question
d’examiner d’autre part, les influences de ceux-ci sur la qualité et le renouvellement de la vie urbaine.
Inscrites dans l’approche qualitative, les données collectées ont été essentiellement obtenues par les
techniques de l’observation directe et d’entretiens semi-dirigés auprès d’un échantillon de 30
individus. Les résultats de l’étude montrent que, derrière la démolition de monuments et les enjeux
qui les accompagnent, le droit à la ville se pose comme une stratégie de valorisation de l’identité du
parti au pouvoir. S’agissant des risques, ils contribuent à faire remarquer l’instabilité des formes
urbaines, indiquer le caractère éphémère des contraintes morales et organisationnelles dans les
changements urbains en cours. En somme, en logeant le droit à la ville dans le prisme de monuments
détruits, ce travail propose d’en faire une lecture à la fois favorable à la redéfinition de l’espace urbain,
à sa réappropriation et à la reconstruction des rapports de force au sein de la ville en faveur du parti au
pouvoir.
Mots-clés
Démolition, Droit, Monument, Pouvoir, Ville.
Texte intégral :
PDFRenvois
- Il n'y a présentement aucun renvoi.