LA MORTALITÉ HOSPITALIÈRE PAR LES URGENCES DIGESTIVES À L’UNITÉ DE RÉANIMATION CHIRURGICALE DU CHU DE L’AMITIÉ SINO-CENTRAFRICAINE DE BANGUI.

Annicette Petula Mirotiga Ngboko, Antoine Doumgba Doui, Moise Yanguendet Service, Alfred Pierre Issa Mapouka, Luc NGHARIO

Résumé


Objectif : déterminer, les facteurs et les principales causes de  mortalité après une urgence chirurgicale digestive.

 Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective allant de 2019-  2020.  Les dossiers des malades opérés d’une urgence chirurgicale digestive, et décédés  à l’unité de réanimation chirurgicale dans les 30 jours  suivant étaient retenus. Les données concernant l(âge, le sexe, les causes d’admission, les causes de décès et  les facteurs prédictifs de mortalité ont été collectées et analysées. Le test statistique de Chi2 a été utilisé pour la comparaison des proportions  pour un p-value < 0,05 avec un intervalle de confiance à 95%. L’Odd ratio a permis de retenir les facteurs prédictifs de mortalité si la valeur était égale ou supérieure à 1.

Résultats : Nous avons enregistré 101 décès pour  695 patients opérés et  hospitalisés soit 14,5%. Les hommes représentaient 66,3% des cas. L’âge moyen des patients était de 45,8 ans (extrêmes 18 et 100 ans). Les principales causes d’admission étaient  les péritonites (119 cas), les occlusions intestinales (180 cas) et les appendicites aiguës (342 cas) avec une mortalité respectivement à 48,5 %,  36,6 % et 8,9 %.  La mortalité était plus élevée chez les sujets âgés de plus de 60 ans (P=0,0001),  les malades  ASA III et IV (P=< 0,0001, OR = 12,4), en cas de péritonites aigues généralisées (P= 0,00000001), et en cas de comorbidité surtout l’infection par le VIH (OR = 1,8). Les patients mouraient suite  aux troubles hydro électrolytiques (23,5%) et au  choc septique (22,3%).

Conclusion : La  mortalité suite à une urgence chirurgicale digestive reste parmi les plus élevées. Afin d’améliorer le pronostic, il faudrait réorganiser les services d’urgence et de réanimation chirurgicale, les  équiper  et fournir des kits  de prise en charge. Celle-ci doit être assurée par une équipe multidisciplinaire comprenant  médecins anesthésiste-réanimateurs et chirurgiens.

Abstract:Objective: The aim of this study was to determine the factors and the main causes of mortality after a digestive surgical emergency.Method: This is a retrospective study from 2019-2020. The files of patients operated on for an emergency digestive surgery, and who died in the surgical intensive care unit within the following 30 days were retained. Data on (age, sex, causes of admission, causes of death and predictors factors of mortality were collected and analyzed. The Chi2 statistical test was used for comparison of proportions for a p-value. <0.05 with a confidence interval of 95% The odd ratio made it possible to retain the predictive factors of mortality if the value was equal to or greater than 1.Results: We recorded 101 deaths for 695 operated and hospitalized patients, ie 14.5%. Men accounted for 66.3% of the cases. The mean age of the patients was 45.8 years (range 18 and 100 years). The main causes of admission were peritonitis (119 cases), intestinal obstruction (180 cases) and acute appendicitis (342 cases) with mortality at 48.5%, 36.6% and 8.9%, respectively. Mortality was higher in subjects over 60 years of age (P = 0.0001), ASA III and IV patients (P= <0.0001, OR = 12.4), in cases of acute generalized peritonitis (P = 0.00000001), and in the event of comorbidity, especially HIV infection (OR = 1.8). The patients died as a result of fluid and electrolyte disturbances (23.5%) and septic shock (22.3%).Conclusion: Mortality following a digestive surgical emergency remains among the highest. In order to improve the prognosis, it would be necessary to reorganize the emergency and surgical resuscitation services, to equip them and to provide care kits. This must be ensured by a multidisciplinary team comprising anesthesiologists, resuscitators and surgeons.

Mots-clés


Urgences chirurgicales ; Mortalité hospitalière ; Facteurs prédictifs ; Réanimation chirurgicale ; Centrafrique.

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DOI: https://doi.org/10.34874/IMIST.PRSM/RMSP/27901