Le roman marocain est-il pogonophobe ?
RACHID ELkouri
Résumé
Quelle est l’image de la barbe et du barbu dans le roman marocain francophone ? L’écriture romanesque se méfie-t-elle des préjugés régnants ou répète-elle les mêmes clichés ? Se distingue-t-elle par un effet de distanciation qui lui permet de dépeindre tous les prismes de la complexité qui est supposée accompagner tout discours sur le « barbu » ? S’immerge-t-elle dans le courant d’idée dominant qui fait du barbu une malédiction impitoyable ? Le roman marocain est-il pogonophile, pogonophobe ou indifférent ? Voilà les questions qui animent cet article.