L’université marocaine sous la pression de la francophonie ou le néocolonialisme : de la reproduction à l’inégalité sociale
Résumé
Abstract
Le système d’enseignement au Maroc souffre de deux problèmes majeurs. Le premier consiste en une remise en cause du rôle de l’université dans la société marocaine ; au-delà de l’accuser de la production du chômage et des chômeurs. Et le deuxième a un rapport avec la question linguistique.
En effet, dans la plupart de ses établissements, l’université marocaine assure un simple enseignement. Elle ne fait que doter ses lauréats d’un pur savoir, qui n’est pas exploitable dans le marché du travail ; surtout dans les facultés à accès ouvert.
Quant à la langue d’enseignement au Maroc, celle-ci n’a pas cessé depuis l’aube de l’indépendance de susciter un grand débat dans le champ national. Un débat qui s’est procuré une dimension politique et idéologique. Les plaideurs en faveur de l’exemple français du développement n’ont pas cessé de présenter la culture et la langue française comme la panacée, qui résoudra les problèmes du développement en général et de l’enseignement en particulier. Cependant, à cause de la francisation de l’enseignement au Maroc nous avons eu deux systèmes scolaires, un système destiné à la majorité de la population et qui a accès à un français usuel et un autre système destinée à une élite. Le rôle de ce dernier est d’assurer la reproduction permanente des héritiers de l’élite francophone. Cette dernière ne se contente pas uniquement de garantir la dépendance politique, économique et culturelle ; mais contribue aussi à la destruction des valeurs de l’identité nationale au nom de la liberté et la différence. Et parmi les premiers piliers de l’identité qui étaient mis en danger et attaqués par les défenseurs du néocolonialisme, c’était la langue arabe.
Les mots clés :Université, Francophonie, Néocolonialisme, langue d’Enseignement, reproduction sociale
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ISSN : 2605-6488
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