Ville et université Etudiants en colocation : les frontières de l’intime
Résumé
Vivre à plusieurs, en colocation c’est à la fois partager, au moins en partie, les moments agréables des bonnes nouvelles et ceux, ritualisés, du repas ou des courses, et les moments plus difficiles – celui des drames ou, plus simplement, celui des tâches qui rebutent et des corvées. Mais aussi la maintenance d’une certaine distance ou un non-engagement, car elle n’implique pas de dimension affective, et ne porte pas à conséquence, puisque l’autre est un groupe éphémère par rapport aux relations familiales) (Fisher,2011).
En colocation, le territoire de l’intime devient fragile, dévoilé, partagé, entre défi et repli sur soi, immixtion et retrait, l’étudiant sera amenée à revoir en baisse sa présentation de l’espace privé et du territoire intime, car il est évident que celle des autres, n’est préhensible que par un sérieux effort de dépouillement mental (Pastinellin 2005).
Cette communication revient sur le vécu de l’expérience de la vie universitaire (logement: cité universitaire, colocation…) en s’interrogeant sur les mécanismes psychologiques susceptibles d’expliquer les difficultés de la perception de l’intime et la gestion de l’espace privé et ses éventuels retentissements sur leur vie universitaire. Les travaux des étudiants S4études sociologiques ( psychologie de l’environnement), constituent une bonne partie du matériau exploité, formé de dix enquêtes sur le terrain, les données rassemblées portent la perception du privé, de l’intime et du collectif dans une colocation estudiantine.
Mots-clés
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.48423/IMIST.PRSM/rmere-v6i6.30046
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ISSN Print: 2550-5688
E-ISSN : 2658-9079