MANAGEMENT PUBLIC DE L’INNOVATION : L’EXPERIENCE MAROCAINE

hafida nia

Résumé


Aujourd’hui, les chercheurs et les praticiens s’accordent sur le fait que l’innovation quelle que soit sa nature crée un avantage concurrentiel et constitue un facteur clé de compétitivité. Certes, la réponse créatrice est l’œuvre des entrepreneurs visionnaires néanmoins il est nécessaire que le milieu socioéconomique soit favorable à l’innovation.

Ceci dit, la genèse des innovations ne peut réussir que moyennant  le développement des conditions  application d’une économie fondée sur la connaissance « EFC »[1] (Rischard, 2007) et la suppression des facteurs de blocages de l’innovation[2] (Cohendet et Gosselin, 2009).

Partant de cette réalité, depuis 1998, les pouvoirs publics marocains conscients des enjeux majeurs du libre échange et de l’obligation de se hisser sur l’échiquier des nations innovantes managent le milieu innovant à travers l’ouverture de plusieurs chantiers : Redéfinition des rôles des acteurs intervenants dans le système national d’innovation, pilotage des structures constituant le sommet stratégique de ce système, définition et mises en œuvre conjointe avec le secteur privé des stratégies, politiques et programmes relatifs à la recherche-développement et la recherche scientifique et technologique … sans oublier le reporting et le suivi de ce qui se réalise.

Bref, le management public de l’innovation au Maroc prend de l’ampleur et les performances bien que discutables sont au rendez-vous.

[1] Ces principes sont en nombre de 5, à savoir : innover plus vite et mieux que la concurrence; intégrer le retour d’expérience; Tirer le meilleur parti des TIC; Exploiter les connaissances des clients et des partenaires sur la concurrence et innover ensemble (intelligence collective).

[2] Dix facteurs de blocage ont été identifiés par Cohendet et Gosselin (2009) : court terme (pression excessive) ; bureaucratie (contraintes, contrôle) ; peur (insécurité, manque de confiance) ; silos (compétition, isolement) ; not invented here (peu d’ouverture) ; experts (limite à quelques uns) ; produits (oublie les processus, fonctions) ; risque (peur de l’échec, rationalité) ; Leadership faible (discours vs action) ; homogénéité (peu de diversité) ; ressources (budget, temps, soutien) et l’intolérance (échecs, diversité).


Mots-clés


Management public – innovation – recherche&développement.

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ISSN: 2489-205X

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