Interaction et interculturel pour un meilleur management des Hommes
Résumé
Dans M’salah, quartier populaire de Tanger où les marchands ambulants ont transformés sa rue principale en marché ou souk, bon nombre d’immigrés de l’Afrique Subsaharienne, travaillent avec des marocains et surtout des marocaines, pour arranger les étalages ou vendre les légumes. Ce marché à ciel ouvert semble tout à fait convenir à ces nouveaux arrivants qui ont l’habitude de vivre sous le soleil. S’il n’y avait pas la différence de couleur de peau, on les aurait crus des autochtones. En faisant mes courses, un jour, je suis passée à côté de deux hommes assis côte à côte, qui semblaient très complices, un autochtone et un immigré. Arrivée à leur hauteur, j’ai entendu l’immigré dire en arabe darija : « ana we nta b7al b7al, ana pobre o nta pobre » « toi et moi on est pareil, je suis pauvre et tu es pauvre » en utilisant le mot pobre en espagnol. Apprentissage parfait de la langue. Savait-il seulement que le mot pobre était un mot emprunté à la langue espagnole ?
Deux êtres qui s’identifient l’un à l’autre par la condition sociale. Aucun ne peut rien prendre à l’autre, alors ils peuvent s’entendre. Je n’ai pas entendu la suite, mais peut-être envisageaient-ils de s’entraider ? La langue a permis l’expression d’une émotion.
Jusqu’à il y a quelques années, les marocains, m’interpelait en m’appelant cherifa, ou ostada. Les émigrés interpellent les femmes avec Mama diali (ma maman), et les hommes avec baba diali (mon papa). Depuis peu de temps les marocains commencent à utiliser aussi mama. C’est là le miracle des influences mutuelles.
Si ses influences mutuelles ont l’air très naturelles et si faciles au niveau du quotidien, pourquoi ne le seraient-elles pas au niveau du management. Le travail en entreprise est une cohabitation comme dans la vie, mais avec des enjeux en plus. Notre objectif à travers ce travail est de comprendre comment l’expression émotionnelle peut devenir une sorte de médiation entre les personnes en milieu de travail, comment peut-on s’influencer positivement, et comment l’estime de soi peut évoluer? Pour comprendre cette influence et surtout son effet, nous avons procédé à une enquête auprès des personnes travaillant dans des entreprises
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PDFRéférences
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DOI: https://doi.org/10.48395/IMIST.PRSM/rek-N8.23617
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