Les apports de l’information hard et soft dans l’évaluation du risque de crédit des PME : Une enquête à partir des pratiques de banques marocaines.
Résumé
Sous l’impulsion de la réglementation Bâle II, les banques marocaines sont amenées à mettre en place des systèmes internes de notation. L’objectif assigné à ces dispositifs de notation est l’affectation de chaque emprunteur à une classe de risque appropriée et de s’assurer une rémunération adéquate en fonction de sa qualité de crédit. Ce penchant vers une évaluation ajustée au risque ne serait sans conséquences sur les conditions de financement des PME qui demeurent fortement dépendantes des concours bancaires.
Le présent article a pour objet d’identifier, à l’aide d’un questionnaire dirigé dans le secteur bancaire marocain, les variables sur lesquelles s’appuient les établissements de crédit pour établir la notation des PME. Les résultats de cette enquête révèlent que les variables retenues sont plutôt d’ordre qualitatif que quantitatif. Ainsi, à travers nos différentes constatations, il est présumé que l’évaluation de la qualité de crédit PME reposerait sur l’expérience et le jugement personnel des experts bancaires ce qui laisse présager que la méthode d’attribution des prêts, au Maroc, évoluerait vers un modèle dit de « banque à l’engagement ».
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DOI: https://doi.org/10.48395/IMIST.PRSM/rek-N7.23610
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