La bancarisation, une stratégie pour la formalisation des activités consommatrices de crédit.

Abdelhamid ROUINI

Résumé


La majorité des clients des associations de microcrédit exercent des activités économiques dans différentes branches du secteur informel : commerce, artisanat, industrie, services, transport, etc. Les différentes études d’impact réalisées ont mis en exergue l’évolution du niveau d’affaires des entités touchées par le microcrédit, particulièrement les micro-entreprises à fort potentiel et réserves de croissance. L’évolution du chiffre d’affaires et du volume de transactions se traduit généralement par une augmentation des besoins financiers que ne peuvent légalement, à un  moment donné pour des montants de prêts donnés, satisfaire les associations.  

C’est à cette phase critique que se dessine le sort de la micro-entreprise  et son promoteur. L’inclusion dans le formel devient réalisable lorsque, à travers un cadre conventionnel entre les associations et les banques, il est prévu un transfert de clients du microcrédit vers le crédit classique dont l’octroi est assorti à des conditions et un formalisme de rigueur. Ce sont les modalités de cette migration et le processus arrêté pour sa concrétisation qu’il convient de bien concevoir.

En pleine transition, le micro-entrepreneur ne doit pas sentir qu’il devient indésirable dans l’association et qu’il représente un intrus pour la banque. Il doit sentir que ce passage est un tremplin pour réussir son activité économique, sa vie professionnelle et son existence citoyenne.

Mon propos relatera les faits d’un vécu. En tant que responsable du développement d’une association de microcrédit marocaine promue par la banque, j’ai eu l’opportunité de travailler sur la problématique. Je partagerai volontiers avec les participants mon expérience dans le domaine.


Mots-clés


Economie informelle, microcrédit, micro-entreprises, inclusion, accompagnement, bancarisation.

Texte intégral :

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DOI: https://doi.org/10.48395/IMIST.PRSM/rek-N2.23435

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