LES PSYCHOTROPES : (1ÈRE PARTIE) POUR UNE MEILLEURE PRESCRIPTION DES ANXIOLYTIQUES ET DES HYPNOTIQUES
Résumé
Les médecins généralistes et les spécialistes non psychiatres reçoivent fréquemment, dans leur pratique quotidienne, des patients souffrant de troubles mentaux, et sont de ce fait amenés à prescrire des psychotropes pour les soulager. Il est important qu’ils connaissent mieux ces produits redoutés par certains, banalisés par d’autres.
Les psychotropes sont définis comme des substances qui ont une action élective sur l’activité mentale. Ils ne sont pas tous équivalents. Les quatre grandes familles de psychotropes utilisés en thérapeutique psychiatrique sont les anxiolytiques, les antidépresseurs, les neuroleptiques et les thymorégulateurs.
Les anxiolytiques ou tranquillisants et les hypnotiques sont des substances psychotropes psycholeptiques. La différence entre eux est plus une différence de degré de l’activité sédative qu’une différence de genre. Les benzodiazépines sont la principale famille de tranquillisants, à laquelle s’ajoutent d’autres familles. Les benzodiazépines possèdent quatre types d’effets pharmacologiques : anxiolytique, sédatif, anticonvulsivant et myorelaxant.
Les anxiolytiques et hypnotiques figurent parmi les médicaments les plus consommés dans les pays industrialisés, et souvent surconsommés. Les indications des anxiolytiques sont nombreuses, psychiatriques et non psychiatriques. L’indication principale des hypnotiques est l’insomnie transitoire. La prescription des anxiolytiques et des hypnotiques obéit à des règles, en vue de minimiser le risque de pharmacodépendance qui est l’apanage de ces produits. Ces règles sont surtout relatives à la durée de prescription, aux modalités de prescription et d’arrêt.