LUPUS ÉRYTHÉMATEUX DISSÉMINÉ ET MANIFESTATIONS PSYCHIATRIQUES
Résumé
Introduction : Les perturbations psychiatriques surviennent chez 10 à 75% des patients lupiques. Ils sont de diagnostic étiologique parfois difficile, et de prise en charge délicate, surtout quand le patient est « polymédiqué » et que les atteintes organiques sont multiples.
Observation : Il s’agit d’un patient de 28 ans, traité pour lupus, qui a présenté un épisode psychotique aigu avec des manifestations thymiques, après une glomérulonéphrite compliquée d’insuffisance rénale et l’administration d’une corticothérapie.
Discussion : La survenue d’accès psychotique ou maniaque au cours du lupus est moins fréquente que celle de troubles dépressifs, mais elle peut être grave, compliquant la prise en charge de la maladie. Il peut s’agir d’une comorbidité, d’un neurolupus ou d’un trouble cortico-induit. Le cas étudié ici confirme la difficulté de préciser l’origine des troubles psychiatriques chez ce type de malade. Une bonne mise au point diagnostique et thérapeutique est donc nécessaire, et l’utilisation des antipsychotiques atypiques en monothérapie sera préférée.
Conclusion : l’impact négatif des manifestations psychiatriques sur le cours évolutif d’un patient lupique, implique une intervention multidisciplinaire rapide et efficace.