Maroc Médical, Vol. 33, No 2 (2011)

L’HYSTÉROSCOPIE DIAGNOSTIQUE

A. BENBELLA, N. BOUAZZAOUI, A. FILALI, L. EL BARNOUSSI, Z. TAZI, M. H. ALAMI, R. BEZAD, C. CHRAIBI

Résumé


Introduction : C’est un outil essentiel et nécessaire dans la prise en charge des pathologies utérines intracavitaires. En effet, elle permet un meilleur diagnostic et une meilleure distribution des thérapeutiques secondes, plus précisément ciblées. Il s’agit d’un examen rapide, peu invasif, effectué en ambulatoire, reproductible et fiable.

Méthodes : Etude rétrospective portant sur une série de 174 cas d’hystéroscopies diagnostiques réalisées entre janvier 2004 et décembre 2006.

Résultats : L’âge moyen des patientes était de 42,6 ans; les saignements sont le principal signe d’appel chez 110 patientes (63%), suivis de la stérilité chez 30 patientes (17,2%), la maladie abortive (7,5%), l’ablation du dispositif intra-utérin (6,9%), et autres (5,1%). Neuf patientes (5%) avaient un examen normal; les anomalies intra-utérines retrouvées étaient : les polypes (31,6%), l’hypertrophie de l’endomètre (32%), les fibromes sous muqueux (13,8%), les synéchies (12%), l’atrophie endométriale (9,7%), les dispositif intra-utérin intracavitaires (6,9%), les cloisons (6,3%), les rétentions trophoblastiques (3,5%), les processus tumoraux intra-cavitaire (1,7%) et l’adénomyose (1,7%).

Discussion : L’hystéroscopie est à la fois une méthode précise et sûre avec un faible pourcentage d’échec dans le diagnostic des anomalies intra-utérines. Elle a une meilleure sensibilité et spécificité par rapport à l’échographie et l’hystérosalpingographie. Elle comporte certains risques, mais qui restent généralement rares.

Conclusion : Cet examen est actuellement le gold standard en tant que technique diagnostique des lésions utérines intracavitaires.