EPIDÉMIOLOGIE DES ENTÉROBACTÉRIES BLSE ISOLÉES DES URINES ET POUMONS EN RÉANIMATION
Résumé
Introduction : Les atteintes infectieuses nosocomiales constituent une lourde charge diagnostique et thérapeutique. Le but de ce travail est de déterminer l’épidémiologie des E-BLSE à l’origine des infections urinaires et pulmonaires diagnostiquées aux services de réanimation.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective allant de mars 2010 à février 2011 portant sur l’analyse des résultats des examens cytobactériologiques correspondants provenant de ces services; et sur l’interprétation de leurs antibiogrammes.
Résultats : Sur trois cent soixante deux examens positifs, 167 souches d’entérobactéries ont été isolées soit un taux de 46% des isolats ; cinquante six entérobactéries sécrétrices de BLSE ont été isolées réalisant un taux de 33.5%. Séparément, les entérobactéries représentent 84% des bactéries isolées des urines contre 31.3% des prélèvements pulmonaires. La part des E-BLSE constitue 33.3% au niveau des urines et 33.7% au niveau des poumons. La répartition des E-BLSE montre une prédominance des klebsielles réalisant environ 59% des cas ; 44% des cas de klebsielles sont productrices de BLSE.
Discussion : la multirésistance causée par les E-BLSE est un constat universellement inquiétant. Les résultats de cette étude témoignent de l’augmentation de leur prévalence en tant qu’agents redoutables des infections nosocomiales ; ce qui reflète leur dissémination dans l’environnement sanitaire local.
Conclusion : Il est important d’insister sur l’importance de l’hygiène hospitalière et des bonnes règles de l’antibiothérapie pour limiter la diffusion de ces bacilles multiresistants et éviter de ce fait l’impasse thérapeutique.