LES TRAITEMENTS ADJUVANTS DES STADES PRÉCOCES DU CANCER DE L’ENDOMÈTRE
Résumé
C’est le cancer gynécologique le plus fréquent dans les pays industrialisés. Dans 80% des cas, le cancer de l’endomètre est diagnostiqué à un stade précoce (tumeur limitée à l’utérus de stade I ou II). La chirurgie de première intention est de règle et permet d’individualiser les facteurs pronostiques décisionnels du traitement adjuvant. La radiothérapie joue un rôle majeur dans la stratégie thérapeutique postopératoire mais la place respective de la radiothérapie externe et de la curiethérapie ne sont pas formellement établies. Plusieurs études randomisées ont montré que la radiothérapie externe pelvienne diminue le risque de récidives locorégionales, mais l’absence de bénéfice en survie globale et le taux plus important (par rapport à celui de la curiethérapie) de complications tardives post radique font que cette technique de radiothérapie externe soit réservée aux patientes atteintes de cancer à haut risque de récidive. Pour celles atteintes de cancer à risque intermédiaire, la curiethérapie exclusive du fond vaginal assurerait un excellent contrôle local avec une faible toxicité. L’indication de la chimiothérapie adjuvante doit être discutée chez le groupe de patientes atteintes de cancer de l’endomètre de stade précoce à haut risque de récidive. Alors que l’utilisation d’une hormonothérapie en situation adjuvante n’est pas recommandée pour ces stades précoces.