LES PSEUDO-TUMEURS INFLAMMATOIRES PULMONAIRES
Résumé
Introduction : Ce sont des tumeurs bénignes rares qui font l’objet d’un engouement récent, motivé d’une part par la mise en évidence d’une anomalie chromosomique, et d’autre part, par l’existence de rares formes malignes. L’étiopathogénie de ces tumeurs n’est pas claire, l’étude clinique, radiologique, ainsi que la cytohistologie préopératoire ne peuvent pas poser le diagnostic définitif, ce qui fait que la chirurgie est réalisée à visée diagnostique et thérapeutique. Un suivi sérieux s’avère nécessaire pour prévenir toute récidive ou transformation maligne qui est certes rare mais redoutable.
Matériels et méthodes : Nous rapportons une étude rétrospective étalée sur 8 ans (1999-2006) durant laquelle, nous avons colligé 6 cas de pseudotumeurs inflammatoires.
Résultats et discussion : L’incidence des pseudotumeurs inflammatoires pulmonaires était de 1,14% parmi les tumeurs, l’âge des patients variait entre 14 et 58 ans et le sexe ratio était de 5 femmes pour un homme. Une seule patiente avait des antécédents de tuberculose pulmonaire traitée et une autre avait des antécédents de sarcome de la cuisse traité. Les signes cliniques étaient dominés par les hémoptysies, les douleurs thoraciques et la toux avec crachats purulents. La radiographie thoracique avait objectivé, un processus hétérogène basal gauche (un cas), une lésion excavée de l’hémi thorax droit (deux cas), une masse du lobe supérieur droit (deux cas) et un processus endotrachéal (un cas). Tous nos patients ont été opérés à visée diagnostique et thérapeutique et la confirmation du diagnostic était basée sur l’examen anatomopathologique de la pièce opératoire. Les suites opératoires immédiates étaient simples et aucune récidive n’a été notée.
Conclusion : La pseudotumeur inflammatoire du poumon reste un diagnostic d’exclusion dont la certitude ne peut se concevoir qu’après un traitement chirurgical avec une exérèse aussi complète que possible. La surveillance postopératoire et un suivi sérieux sont nécessaires afin de prévenir toute transformation maligne.