LES ARTHRITES RÉACTIONNELLES
Résumé
But : étudier la fréquence des arthrites réactionnelles, et préciser leurs caractéristiques clinico-biologiques, évolutives et thérapeutiques avec une revue de la littérature
Matériel et méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective incluant 22 cas d’arthrites réactionnelles. Tous les patients ont eu un examen clinique complet et des sérologies des germes incriminés en fonction de l’orientation clinique. Le prélèvement urétral et les coprocultures ont été réalisés en cas de signe d’appel.
Résultats : Dix huit hommes et quatre femmes ont été inclus, dont l’âge moyen était de 34 ± 11,79 ans. La durée moyenne d’évolution était de 7,95 ± 5,89 ans avec un retard diagnostique de 0,79 ± 1,55ans. La porte d’entrée a été précisée dans 12 cas (génitale dans 10 cas et digestive dans deux cas). La présentation clinique était comme suit : monoarthrite dans six cas, oligoarthrite dans 11 cas, polyarthrite dans quatre cas. Les talalgies étaient présentes dans six cas et l’atteinte oculaire sous forme d’iritis dans quatre cas. La sérologie chlamydia était positive dans 16 cas. Le prélèvement génital a isolé une chlamydia et un mycoplasme dans deux cas. La coproculture a isolé un shigella dans deux cas. Le traitement a comporté des anti-inflammatoires dans 22 cas, des antibiotiques dans 18 cas et des infiltrations cortisoniques dans 10 cas. L’évolution vers une spondylarthrite ankylosante a été notée dans 12 cas (10 hommes et 2 femmes).
Conclusion : Les arthrites réactionnelles à chlamydia semblent plus fréquentes chez l’homme. L’évolution se fait souvent vers une spondylarthrite ankylosante. Une étude prospective à plus grande échelle pourrait confirmer ces données.