Maroc Médical, Vol. 32, No 2 (2010)

LES SYNDROMES MYÉLOPROLIFÉRATIFS

M. CHAKOUR, L. BOUMHIL, A. MALEB, K. LAHMADI, A. ZERROUR, A. JEAIDI, M. NAZIH, A. BELMEKKI, N. MESSAOUDI

Résumé


Introduction : ce sont des hémopathies malignes chroniques résultant de l’atteinte de la cellule souche hématopoïétique pluripotente et se traduisant par prolifération monoclonale, sans blocage de la maturation cellulaire, touchant au moins l’une des trois lignées myéloïdes (granuleuse, érythroblastique, mégacaryocytaire). ils rassemblent quatre pathologies : leucémie myéloïde chronique, polyglobulie de Vaquez, myélofibrose primitive et thrombocytémie essentielle.

Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée sur une période de 6 ans allant de 2002 à 2007. Les données ont été colligées à partir des registres du laboratoire. Le diagnostic de ces différents syndromes myéloprolifératifs était basé sur les données de l’hémogramme, du frottis sanguin, du myélogramme et éventuellement par l’étude cytogénétique des cellules myéloïdes.

Résultat : Cinquante cas de syndromes myéloprolifératifs sont rapportés, répartis comme suit : 44 cas de leucémies myéloïdes chroniques, quatre de polyglobulie de Vaquez et deux de myélofibrose primitive. Il n’a pas été noté de cas de thrombocytémie essentielle. Les moyennes d’âge étaient respectivement de 42 ± 15 ans, 56 ± 14 ans et de 43 ± 5 ans. Il y’avait une prédominance masculine.

Discussion : Il y’ a peu de données sur l’épidémiologie de ces affections, leur incidence est estimée dans les pays occidentaux à 5 à 10 nouveaux cas par millions d’habitants, chaque année, selon le type. Dans notre série l’âge de survenue de ces syndromes est plus précoce par rapport aux séries européennes. Le diagnostic repose sur l’orientation clinique et sur des perturbations hématologiques.