PRÉVALENCE ET PROFIL BACTÉRIOLOGIQUE DES INFECTIONS DES PARTIES MOLLES
Résumé
Introduction : Les infections des parties molles sont fréquentes en pratique quotidienne, les agents responsables appartiennent à diverses familles bactériennes. L’objectif de notre étude est de déterminer la prévalence de ces infections; identifier les bactéries responsables, et déterminer leur profil de sensibilité aux antibiotiques.
Méthodes : Etude rétrospective chez 140 patients diagnostiqués dans notre service entre janvier 2007 et juillet 2008.
Résultats : Sur une période de 18 mois, 140 patients ont été hospitalisés pour une infection des parties molles, dont 21 (15%) présentaient une infection grave, la prévalence de ces infections est de 9,3% par rapport à l’ensemble des prélèvements purulents, elles sont dominées par les abcès (42,1%), ces infections siègent en majorité au niveau des membres inférieurs (45%) L’âge moyen des patients est de 45 +/-18,5 ans, avec un sexe ratio (M/F)=2,25. La répartition des micro-organismes a montré une prédominance des staphylocoques (43,5%), représentés essentiellement par Staphylococcus aureus (32,9%), les entérobactéries suivent avec 21,17% des cas, puis les streptocoques (17%). Concernant la sensibilité aux antibiotiques, les S.aureus sont en majorité des S.aureus sensible à la Méticilline. Les S.aureus Résistant à la Méticilline sont très peu représentés (7,14%), les entérobactéries ont montré une forte résistance aux Bêtalactamines. Concernant les streptocoques, la majorité des espèces isolées a présenté une résistance au Sulfaméthoxazole-triméthoprime, et à la Tétracycline.
Conclusion : nous constatons que les infections graves des parties molles restent rares mais méritent plus de vigilance à cause de leur mortalité élevée. Plusieurs de nos souches bactériennes sont résistantes aux Bêtalactamines, celle-ci est amplifiée par l’utilisation massive et anarchique des antibiotiques et représente un problème de santé publique, d’où la nécessité d’une prescription rationnelle des antibiotiques orientée par l’antibiogramme.