PRÉVALENCE DE L'HÉPATITE CYTOLYTIQUE SECONDAIRE AUX ANTIBACILLAIRES AU COURS DES MÉNINGITES TUBERCULEUSES
Résumé
Objectif : Le but de ce travail était de préciser la prévalence et de décrire l'hépatite cytolytique secondaire aux antibacillaires au cours du traitement des méningites tuberculeuses en milieu de réanimation.
Méthodes : ont été inclus rétrospectivement (Janvier 1998-Décembre 2002) les patients ayant eu une méningite tuberculeuse, traités par les antibacillaires et qui ont développé une hépatite cytolytique définie par une augmentation de l'alanine aminotransférase (ALAT) supérieure à deux fois la limite normale supérieure.
Résultats: six cas ont été inclus parmi 74 malades soit une prévalence de 8,1 %. Il s'agissait de trois femmes et trois hommes âgés de 17 à 45 ans. Le délai d'apparition de la cytolyse hépatique a varié de quatre jours à cinq semaines avec des taux de l' ALAT de deux fois et demi à 26 fois la normale. Aucun autre médicament potentiellement hépatotoxique n'a été administré. Trois cas ont normalisé leur ALAT après réduction de moitié de la dose de rifampicine, un malade a nécessité l'arrêt définitif de l'isoniazide.
L'hépatite cytolytique a régressé spontanément chez un malade alors qu'un autre est décédé suite à une infection nosocomiale.
Conclusion : la prévalence de l'hépatite cytolytique secondaire au traitement antibacillaire au cours des méningites tuberculeuses était élevée en milieu de réanimation (8,1 %). L'évolution est le plus souvent favorable après adaptation des doses.
Mots-clés
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.48408/IMIST.PRSM/mm-v26i4.984
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