LES HYPERPLASIES DE L’ENDOMETRE
Résumé
Les hyperplasies de l’endomètre constituent de véritables lésions pré-cancéreuses. Leur diagnostic précoce et leur traitement adapté permet d’éviter l’évolution vers le cancer de l’endomètre. Cette étude a pour objectif de préciser les facteurs de risque, les éléments de diagnostic et les moyens thérapeutiques de ces lésions.
Notre étude s’est basée sur une série de 124 patientes opérées entre 1990 et 1999 et une revue de la littérature. Il s’agit d’une étude rétrospective où les critères de sélection étaient l’hystérectomie et la confirmation histologique de l’hyperplasie de l’endomètre. Celle-ci a été retrouvée dans 13,8 % des cas. Elle prédomine chez les femmes âgées entre 40 et 55 ans et les multipares. L’obésité est le principal facteur de risque, retrouvé dans 77 % des cas. Seuls deux cas d’hyperplasie de l’endomètre sont associés à un adénocarcinome de l’endomètre. Les métrorragies constituent le principal signe clinique (87% des cas). L’hystérosalpingographie a évoqué le diagnostic dans 20% des cas. L’échographie pelvienne surtout endovaginale peut, chez une femme âgée, alerter devant un épaississement endométrial. Actuellement l’hystéroscopie avec des biopsies dirigées est la méthode de diagnostic de choix. Enfin, le traitement peut être soit médical (à base de progestatifs), soit chirurgical conservateur (endométrectomie) ou radical (hystérectomie) en fonction de l’âge de la patiente et du type de l’hyperplasie (avec ou sans atypies).
Mots-clés
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.48408/IMIST.PRSM/mm-v25i1.898
Renvois
- Il n'y a présentement aucun renvoi.