LA RUPTURE PREMATUREE DES MEMBRANES A TERME : Evaluation d’une attitude expectative

S. KHABOUZE, S. OUNEJMA, B. RHRAB, C. BOUCHIKHI, A. KHARBACH, A. CHAOUI

Résumé


Les auteurs rapportent une étude rétrospective à propos de 939 cas de rupture prématurée des membranes (RPM) à terme, colligés dans notre service. Le but de cette étude était d’évaluer l’attitude expectative de 48 heures prônée dans notre service en cas de RPM à terme. Les femmes sont entrées spontanément en travail dans un délai de moins de 48 heures après la rupture de la poche des eaux dans 81,60% des cas. Nous avons noté un taux de césarienne bas (3,6% des cas) dont l’indication prépondérante était la souffrance foetale aiguë. La chorioamniotite a été retrouvée dans 17,14% des cas, et la fièvre du post partum chez 1,58% de nos patientes à la naissance, 90,30% des nouveaux-nés avaient un score d’apgar supérieur à 7/10 à la première minute de vie et 7,47% ont été transférés au service de néonatologie pour infection néonatale dans 4,89% des cas pour sétresse respiratoire dans 1,38% des cas et pour  inhalation méconiale dans 1,17% des cas. La mortalité périnatale notée dans notre série est de 1,9% naissances. D’après la revue de littérature, le déclenchement immédiat du travail en cas de rupture prématurée des membranes à terme est l’attitude la plus raisonnable, d’autant plus si les conditions cervicales sont favorables. Dans le cas contraires l’expectative de 24 heures reste une alternative, à condition de l’armer d’une antibiothérapie et d’une réduction maximale des touchers vaginaux.


Mots-clés


Rupture prématurée des membranes, chorioamniotite.

Texte intégral :

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DOI: https://doi.org/10.48408/IMIST.PRSM/mm-v24i2.860

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