LES TRAUMATISMES DE L’URETHRE POSTERIEUR
Résumé
Les auteurs rapportent leur expérience dans le traitement des ruptures traumatiques de l’urètre postérieur. Entre janvier 1986 et décembre 1998, 62 patients étaient traités pour un traumatisme de l’urètre postérieur. L’âge moyen est de 34 ans (extrêmes 16 et 70 ans). Dans tous les cas une fracture du bassin était associée secondaire à un accident de la voie publique (47 cas), à un accident de travail (7 cas) et à une chute d’une hauteur (8 cas). La symptomatologie clinique était dominée par une rétention aigue d’urine (52 cas), urétrorragie (46 cas) et l’hématome périnéal (34 cas). L’urétrocystographie rétrograde a montré une rupture de l’urètre membraneux chez 58 patients et de l’urètre prostatique chez 4 autres. La cystostomie était réalisée en urgence chez tous les patients. Le traitement de la rupture était réalisé en différé chez 21 patients : 4 ruptures de l’urètre prostatique (réalignement chirurgical) et 17 ruptures de l’urètre membraneux (réalignement endoscopique dans 1 cas, sonde urétrale tutrice dans 6 cas et urétrorraphie termino-terminale dans 10 cas). Le traitement était réalisé tardivement à la phase de sténose chez 41 patients : urétrotomie endoscopique (22cas), urétroplastie en deux temps (2 cas) et urétrorraphie termino-terminale (17 cas). Le taux de récidive sténotique lors du traitement en différé de la rupture totale de l’urètre était de 70% avec
20% d’incontinence urinaire et 52,4 % d’impuissance sexuelle contre 41% de sténose, 2,43 % d’incontinence et 14,6% d’impuissance à la phase tardive. Les meilleurs résultats dans le traitement des ruptures traumatiques de l’urètre postérieur sont obtenus avec la cystostomie en urgence et une réparation tardive de la sténose (après 3 à 6 mois).
Mots-clés
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.48408/IMIST.PRSM/mm-v23i4.838
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