UTILISATION DES IMMUNOGLOBULINES HUMAINES CHEZ L'ENFANT

AA. BOUSFIHA, M. DEBRE, A. ABID

Résumé


Les immunoglobulines intraveineuses (IgIV) sont extraites du plasma humain, puis traitées par solvantsdétergents pour assurer leur inactivation virale. Elles sont utilisées dans deux grandes indications : en traitement substitutif chez les patients hypo- ou agammaglobulinémiques et comme traitement immunomodulateur dans plusieurs affections auto-immunes. En thérapeutique substitutive les déficits immunitaires (DI) primitifs constituent l'indication principale et logique des IgIV. Il s'agit essentiellement des agammaglobulinémies liées ou non au chromosome X, les hypogammaglobulinémies à expression variable, les déficits en sous-classes d'IgG, les syndromes hyper-IgM, ainsi que les DI des cellules T associés à un déficit en anticorps. Dans les DI secondaires, l'infection par le VIH chez l'enfant constitue une indication aux IgIV s'il existe une hypogammaglobulinémie (IgG<2 g/l) ou une faible réponse anticorps.

Chez le prématuré, l'utilisation systématique des IgIV n'a pas fait ses preuves. La substitution est réalisée toutes les 3 à 4 semaines à la dose de 200 à 800 mg/kg dans le but d'atteindre 5 à 8 g/l d'IgG sériques. Les IgIV sont aussi utilisées en sous-cutanée à la dose de 100 mg/kg/semaine. Le purpura thrombopénique idiopathique et le syndrome de Kawasaki sont les principales indications des IgIV en thérapeutique immunomodulatrice.

Des effets secondaires, généralement modérés surviennent dans 10% des perfusions d'IgIV et peuvent être souvent prévenus ou améliorés par une prémédication. Les IgIV ont transmis l'hépatite C avant l'utilisation des solvants détergents. Jusqu'à ce jour, les IgIV n'ont jamais transmis le VIH.


Mots-clés


Immunoglobulines intraveineuses, enfant, substitution, immunomodulation.

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DOI: https://doi.org/10.48408/IMIST.PRSM/mm-v22i3.784

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