EPIDÉMIOLOGIE ET RÉSISTANCE AUX ANTIFONGIQUES DES CANDIDA ISOLÉES DANS LES URINES

A. ZERROUR, L. BOUMHIL, A. BENOUDA

Résumé


Introduction : Les candiduries sont en recrudescence depuis ces dernières années en particulier en milieu hospitalier. Pourtant, il n’existe toujours pas de critères absolus pour différencier une colonisation d’une vraie infection. Notre objectif est de déterminer la fréquence des candiduries, leurs places dans ces infections urinaires nosocomiales, ainsi que la sensibilité des espèces isolées aux principaux antifongiques.

Matériels et Méthodes : Cette étude est réalisée au laboratoire de parasitologie-mycologie sur une période de deux années avec 2988 patients inclus.

Résultats : cinquante sept cas d’infection urinaire à Candida sont diagnostiqués. La fréquence des infections urinaires tout germes confondu est de 29% et celle des infections urinaires à Candida est de 2%. La place de la candidurie dans les infections urinaires est de 7%. Le Candida albicans a été isolé chez 31 patients (54%) suivi du Candida glabrata (24%), Candida tropicalis (17%) et Candida parapsilosis (7%). l’antifongigramme a montré une résistance de Candida glabrata dans 33% des cas, et Candida tropicalis dans 20% des cas au fluconazole.

Conclusion : Les candiduries sont devenues de plus en plus fréquentes surtout en milieu de réanimation, du faite de l’émergence de nouvelles espèces non albicans. Cette candidurie peut être le témoin d’une simple colonisation, comme elle peut être un signe d’alarme d’une infection profonde, primaire ou secondaire à une dissémination hématogène.


Mots-clés


Résistance antifongique, candidurie

Texte intégral :

PDF


DOI: https://doi.org/10.48408/IMIST.PRSM/mm-v31i1.1180

Renvois

  • Il n'y a présentement aucun renvoi.