MYCOPHÉNOLATE MOFETIL DANS LE TRAITEMENT DU LUPUS DISCOÏDE GÉNÉRALISÉ RÉSISTANT

S. RABHI, H. HARMOUCHE, Z. TAZI-MEZALEK, M. ADNAOUI, M. AOUNI, A. MAAOUNI

Résumé


Le mycophénolate mofetil a été utilisé avec succès dans le traitement de plusieurs affections cutanées autoimmunes. Chez une patiente âgée de 29 ans, suivie pour LEAD, selon les critères de L’ACR 1987 depuis 2002. Deux années plus tard, survenue d’une mort foetale intra utérine à 32 semaines d’aménorrhée, avec impact psychologique chez la patiente. Puis, apparition d’un lupus discoïde généralisé (visage, thorax, membres supérieurs inférieurs), résistant à la corticothérapie orale et en topique, à l’hydroxychloroquine et à la dapsone en topique, compliqué d’une nécrose aseptique des têtes fémorales, un diabète corticoinduit et une toxicité maculaire par les antipaludéens de synthèse. L’atteinte cutanée est associée à une néphropathie glomérulaire lupique proliférative segmentaire et focale. Le traitement d’induction par mycophénolate mofetil à raison de 2g/j associé à la corticothérapie en bolus, relayé par prédnisone 1mg/kg/j per os, avec disparition des lésions cutanées et de la protéinurie. Il s’agit d’une pro drogue de l’acide mycophenolic, qui inhibe l’interaction des cellules T et B, réduit l’expression cellulaire des molécules d’adhésion des cellules endothéliales entraînant la diminution de la migration des leucocytes, notamment au niveau cutané. Son efficacité est rapportée dans plusieurs atteintes cutanées autoimmunes. Plusieurs cas sont rapportés dans la littérature de l’efficacité du MMF dans le lupus érythémateux subaiguë, le lupus discoïde palmomplantaire et le lupus érythémateux profond après plusieurs traitements de première intention.


Mots-clés


lupus discoïde, érythémateux généralisé résistant, mycophénolate mofetil, néphropathie lupique

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DOI: https://doi.org/10.48408/IMIST.PRSM/mm-v30i1.1153

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