NOUVEAU MÉCANISME DE RÉSISTANCE D’ESCHERICHIA COLI AUX BÉTA-LACTAMINES
Résumé
Escherichia coli est le germe le plus fréquemment isolé surtout dans les infections urinaires. Son profil de sensibilité aux β-lactamines est en changement perpétuel sous l’effet de facteurs évolutifs, certaines souches acquièrent une résistance par mutations de gènes ou par acquisition de matériel génétique mobile. Ainsi, des phénomènes d’imperméabilité, d’excrétion par système d’efflux ou de modification des protéines de liaison aux pénicillines peuvent s’observer mais la production de β-lactamases constitue actuellement le mécanisme de résistance le plus rencontré chez Escherichia coli. Les auteurs rapportent le cas d’une souche particulière d’Escherichia coli isolée à partir des urines d’une patiente. Celle-ci se distinguait par un mécanisme de résistance d’apparition récente : l’hyperproduction de céphalosporinases. La mise en évidence phénotypique de ce mécanisme a nécessité le recours à des tests bactériologiques spécifiques tels que le test de synergie, le test d’antagonisme ou l’antibiogramme sur milieu Müeller-Hinton additionné de cloxacilline. Les auteurs évoquent également les mécanismes génétiques sous jacents à travers les données récentes de la littérature. Ils soulignent, par ailleurs, l’importance des précautions à prendre en terme de prescription d’antibiotiques rendant impérieux l’usage préalable de l’antibiogramme afin d’éviter la pression de sélection exercée sur le germe à l’origine de résistances difficilement maîtrisables et des complications qui en découlent.
Mots-clés
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.48408/IMIST.PRSM/mm-v30i1.1152
Renvois
- Il n'y a présentement aucun renvoi.