RÔLE DU LABORATOIRE DANS LE DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE MULTIRÉSISTANTE

S. MRANI, I. A. LAHLOU, M. CHADLI

Résumé


La tuberculose multi résistante associe une diminution de la sensibilité à l'isoniazide, à la rifampicine et éventuellement à d'autres antituberculeux. Elle est en progression constante dans le monde entier et constitue un problème majeur de santé publique.

La multi résistance apparaît comme la conséquence d'un traitement antérieur inadéquat (résistance acquise) ou d'une contamination par une souche d'emblée multirésistante (résistance primaire). Les patients infectés par le virus du sida sont une cible privilégiée.

De nouvelles techniques biologiques sont développées afin d'identifier les souches résistantes aux antituberculeux et de mettre en œuvre un traitement antituberculeux adapté le plus rapidement possible. Trois procédés sont théoriquement en compétition pour l'antibiogramme rapide de Mycobacterium tuberculosis:

- L'antibiogramme direct sur milieu solide reste la méthode de choix pour la mesure de la sensibilité aux antibiotiques de deuxième ligne en cas de multi résistance.

- La méthode Bactec permet la culture et l'identification de Mycobacterium tuberculosis en 8 jours puis avec un délai supplémentaire de 8 jours, établit l'antibiogramme à l'isoniazide, la rifampicine, l'éthambutol et la streptomycine sans permettre d'établir de manière fiable, l'antibiogramme vis à vis des antibiotiques de deuxième ligne.

- l’utilisation des méthodes génotypiques qui reposent sur une réaction d'amplification par PCR (polymerase chain reaction) d'une région ou du gène entier impliqué dans la résistance, parait prometteuse car les résultats sont disponibles en quelques jours.


Mots-clés


Tuberculose multi-résistance, antibiogramme.

Texte intégral :

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DOI: https://doi.org/10.48408/IMIST.PRSM/mm-v28i3.1090

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