Le cinéma de la mémoire au Maroc : pour une dynamique culturelle Le cas de La Chambre noire de Hassan Benjelloun
Résumé
À l’instar de la littérature testimoniale et fictionnelle, des films marocains se sont approprié des drames vécus par les anciens détenus sous les années dites de plomb dans le but d’accompagner l’ouverture médiatique qu’a connue le pays vers la fin du siècle éteint. La Chambre noire de Hassan Benjelloun est un film où les enjeux testimonial et mémoriel sont joints à l’exigence artistique afin de renforcer la dynamique citoyenne visant non seulement à promouvoir les valeurs démocratiques dans la sphère politique, mais aussi à sauvegarder la mémoire des militants qui ont dû payer l’impôt de la dignité dans un contexte alors marqué par la répression comme étant la seule façon de gouvernance. De ce fait, cet article tente d’examiner ces enjeux relatifs au devoir de mémoire qui exige, d’abord, l’instauration de la vérité, dans l’espoir de réaliser, ensuite, la réconciliation du citoyen avec ce passé douloureux.
Mots-clés
Cinéma, plomb, mémoire, culture, citoyenneté
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