La production cinématographique sud-sud : pour une dynamique africaine

Dieudonné ALAKA

Résumé


En créant notre société de production en 2015, nous étions conscients de faire face à la raréfaction des fonds de soutien à l’industrie cinématographique au Cameroun et en Afrique. Dans une Afrique qui navigue entre puissance, incertitude et vulnérabilité, nous avons pensé à mettre en place un nouveau modèle de coproduction qui tire son fondement dans la collaboration des regards et des efforts locaux. Nous nous sommes posé quelques questions : Faut-il simplement produire des films au Cameroun ? Quel type de films produire ? Comment produire dans un tel environnement ? Comment capitaliser les savoirs reçus à travers l’Afrique avec l’expérience et le contexte local ? La vision panafricaine de la production que nous voulions implémenter au départ semblait très ambitieuse et se posait face à nous la nécessite et l’intérêt même de la coproduction sud-sud. Des expérimentations, des échecs, des réussites, des contraintes et des stratégies nous permettent de façonner progressivement des mécanismes de la coproduction entre certains pays africains notamment le Mali, le Cameroun, le Burkina Faso. Cet article prend source dans notre expérience quotidienne pour élargir un champ de réflexion scientifique sur l’idée de la coproduction sud-sud.


Mots-clés


Coproduction Sud-Sud ; expérimentations ; mécanismes

Texte intégral :

PDF

Renvois

  • Il n'y a présentement aucun renvoi.