Journal de la Société Marocaine d’Ophtalmologie, No 29 (2020)

CARCINOME EPIDERMOÏDE PRIMITIF DU SAC LACRYMAL

A. Razzak, Z. Chajia, A. Mchachi, L. Benhmidoune, A. Chakib, R. Rachid, M. Elbelhadji

Résumé


Introduction :

Les carcinomes épidermoïdes du sac lacrymal sont très rares, peu de cas ont été publiés dans la littérature.

Observation :

Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 48 ans, qui présente une tuméfaction en regard du sac lacrymal augmentant progressivement de volume depuis 2 ans, associée à une dacryocystite chronique. La TDM orbitaire a objectivé une masse du canthus interne rehaussée par le PDC, mesurant 18 x 25 mm de diamètre refoulant le globe oculaire sans l’envahir. La biopsie chirurgicale a confirmé le diagnostic de carcinome épidermoïde du sac lacrymal.

La patiente a bénéficié d’une résection chirurgicale du sac lacrymal et des muscles droits interne et inférieur sans exentération, avec fraisage de 1 cm de largeur du canal lacrymo-nasal, l’examen extemporané a confirmé le diagnostic de carcinome épidermoïde du sac lacrymal, les limites histologiques étaient saines.

L’évolution à 6 mois a été marquée par la survenue d’une récidive locale, pour laquelle une exentération et un complément de radiothérapie ont été indiqués.

Après 2 ans de recul la patiente n’a pas présenté de récidive ni de métastases à distance.

Discussion :

Le carcinome épidermoïde du sac lacrymal est très rare, la symptomatologie est non spécifique et faite de dacryocystite chronique et de tuméfaction augmentant progressivement de volume, ce qui doit motiver le médecin traitant à demander un dacryo scanner et/ou une  IRM.

Conclusion :

Le diagnostic de tumeur du sac lacrymal doit être évoqué devant toute dacryocystite traînante et doit amener à réaliser une imagerie au moindre doute.