Les rétinites nécrosantes virales.

NADA AL BAROUDI, Meryam Tijani, Nourdine Boutimzine, Ouafa Cherkaoui

Résumé


Objectif: Analyser les différentes caractéristiques cliniques et thérapeutiques d’une série de rétinites nécrosantes virales.

Matériel et méthodes : Notre série de cas était rétrospective et comprenait 6 patients ayant consultés au centre hospitalier universitaire de Rabat (Maroc), sur une période de 3 ans. L’examen clinique avait retrouvé une rétinite nécrosante associée variablement à une hyalite, une vascularite et à un œdème papillaire. L’analyse des résultats était réalisée par le logiciel SPSS®.

Résultats:

Sept yeux de 6 patients ont été inclus. Le sexe ratio était de 1. La moyenne d’âge (en années) était de 42.14 ± 7.4. Notre série comprenait 66.7% de patients immunocompétents et 33.3% d’immunodéprimés. Etaient retrouvés 4 cas de nécrose rétinienne aigue (66.7%), un cas de nécrose rétinienne externe progressive (16.7%) et une rétinite à CMV (16.7%). A l’admission, l'acuité visuelle (AV) moyenne (logMAR) était de 1.43 ± 0.76. Une uvéite antérieure était retrouvée chez tous les patients avec une hyalite (71.4%). La nécrose rétinienne était associée à des artérites (85.7%), des périphlébites (42.9%), un œdème papillaire (85.7%) et un œdème maculaire (28.6%). Les patients étaient traités par aciclovir (66.7%) par voie intraveineuse, par valaciclovir (16.7%) et 28.6% des yeux par ganciclovir en injections intravitréennes. Un barrage laser était réalisé chez 50% des patients. Le décollement de rétine (57.1%) est survenu après 9 semaines en moyenne. Une vitrectomie postérieure était réalisée pour 2 patients. La moyenne d'AV finale (logMAR) était 1.30 ± 1.02.

Conclusion: Ces affections graves engagent le pronostic visuel et imposent un traitement antiviral agressif précoce.


Mots-clés


ARN ; PORN ; rétinite à CMV ; antiviraux oraux

Texte intégral :

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DOI: https://doi.org/10.48400/IMIST.PRSM/JSMO/17329