Un syndrome d’hypertension intracranienne idiopathique compliqué d’une paralysie des nerfs craniens III et VII

Auteurs-es

  • A. BENNIS Faculté de Médecine et de pharmacie de Fès, Maroc
  • S. Bouchal Faculté de médecine et de pharmacie de Fès
  • F. CHRAIBI Faculté de médecine et de pharmacie de Fès
  • Z. SOUIRTI Faculté de médecine et de pharmacie de Fès
  • M. ABDELLAOUI Faculté de médecine et de pharmacie de Fès
  • F. BENLAHCEN Faculté de médecine et de pharmacie de Fès
  • I. Andaloussi BENATIYA

DOI :

https://doi.org/10.48400/IMIST.PRSM/JSMO/12103

Mots-clés :

HTIC, paralysie des nerfs craniens, ponction lombaire

Résumé

Introduction : L’HTIC idiopathique est caractérisée par une pression intracrânienne élevée en l’absence d’origine
identifiable et sans signes de focalisation, Nous rapportons le cas d’une patiente de 30 ans qui se présente pour un
syndrome d’hypertension intracrânienne idiopathique compliqué d’une paralysies de multiples nerfs crâniens et de
raideur méningée.
Observation : Il s’agit d’une patiente de 30 ans, sans antécédents pathologiques notables qui consulte pour cécité
bilatérale d’installation aigue associée à des céphalées, cervicalgies et une asymétrie faciale gauche. L’examen ophtalmologique
retrouve acuité visuelle limitée à la perception lumineuse au niveau de l’oeil droit, et à mouvements
des doigts au niveau de l’oeil gauche, un RPM paresseux, un oedème papillaire stade II et intermaculopapillaire, une
tortuosité vasculaire en ODG avec une occlusion de l’artère temporale inférieure au niveau de l’OG. L’examen des
nerfs craniens retrouve une paralysie du III et du VII gauches avec une raideur méningée
La patiente a bénéficié d’une IRM cérébrale et d’un bilan biologique ne montrant pas d’anomalies, et d’une étude
cytobactériologique du LCR revenant négative avec une pression à 80 cm d’H2O. Le traitement initial s’est basé sur
l’acetozolamide, avec des ponctions lombaires déplétives, et devant la persistance des pressions élevées elle a bénéfice
d’un shunt ventriculo-peritonéal.
L’évolution à 2 mois est marquée sur le plan ophtalmologique par l’amélioration de l’acuité visuelle de l’oeil droit
à 7/10, avec une atrophie optique séquellaire et un champs visuels tubulaire, et par la persistance à gauche d’une
acuité visuelle limitée au mouvement des doigts, de l’esotropie et d’une atrophie optique.
Discussion et conclusion : Le diagnostic d’HTIC de l’adulte se base sur les critères modifiés de Dandy et révisés par
Friedman et Jacobson qui incluent l’absence de signes de localisation, à l’exception de la paralysie du nerf VI.
La présence d’une atteinte des autres nerfs crâniens et extrêmement rare et peu rapporté dans la littérature, Cependant,
cette entité reste un diagnostic d’élimination et un bilan exhaustif, notamment IRM, angio-IRM et ponction
lombaire, est de rigueur.
Le pronostic visuel reste l’aspect le plus important de la maladie et guide l’acharnement thérapeutique.

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Publié-e

10-06-2019

Numéro

Rubrique

Cas cliniques