Syndrome d’hyperstimulation ovarienne
Résumé
Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) est une complication directe de la stimulation ovarienne contrôlée utilisée en procréation médicalement assistée. Il se manifeste par la formation de multiples corps jaunes intra-ovariens et la constitution d’un troisième secteur, responsable d’une morbidité lourde et pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Sa physiopathologie reste mal connue et met en jeu le vascular endothelial growth factor (VEGF) et de nombreuses cytokines qui vont augmenter de façon anormale la perméabilité capillaire, et activer en cascade la coagulation sous l’influence de gonadotrophines exogènes. Cette complication peut survenir en l’absence de facteurs de risque. Deux types sont décrits : précoce lié au déclenchement de l’ovulation et la tardif lié à la grossesse. Le tableau clinique est de gravité variable allant d’une simple augmentation de la taille des ovaires jusqu’au collapsus cardiovasculaire. Le taux de mortalité n’est pas nul et est principalement lié à la survenue d’accidents thromboemboliques. Le seul traitement efficace est préventif, en adaptant les protocoles de stimulation ovarienne en fonction des facteurs de risque de survenue de SHO. Le traitement curatif est purement symptomatique
Mots-clés
Procréation médicalement assistée; Stimulation ovarienne; Troisième secteur; Thromboses; VEGF
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.48401/IMIST.PRSM/jmsm-v20i3.6158