Resistance aux antibiotiques des souches d’Escherichia coli isolées des urines et revue de la littérature.
Résumé
L’objectif de notre travail était de déterminer le profil épidémiologique et la sensibilité aux antibiotiques des souches d’Escherichia coli isolées des urines. Et aussi mettre le point par une revue de la littérature sur les recommandations de la société de pathologie infectieuse de langue française dont la dernière actualisation à ce sujet date de 2017. Il s’agit d’une étude rétrospective qui s’est déroulée sur une période de deux années, du 1er Octobre 2015 au 31 Septembre 2017, au laboratoire polyvalent du 3eme hôpital militaire de Laayoune au sud du Maroc. Ont été incluses dans l’étude toutes les urines adressées à notre laboratoire à visée diagnostique et provenant des services cliniques, mais aussi des patients en consultation externe. Durant la période d’étude, 3097 prélèvements d’urines ont été colligés. Ce qui a permis l’isolement de 544 microorganismes (17.5%). Escherichia coli représente 52% (243/544). Le sexe ration femme/homme de 1.1.
La résistance des souches d’Escherichia coli à l’amoxiciline et à l’amoxiciline/acide clavulanique était de 80% et de 74% respectivement. Les céphalosporines 3eme génération et la fosfomycine gardent une excellente activité. La prévalence globale de la production de bétalactamase à spectre étendu (BLSE) était de 7% des souches d’Escherichia coli. Le suivi de l’évolution de la résistance d’Escherichia coli aux antibiotiques permettrait de mieux cibler le traitement probabiliste, et d’épargner ainsi d’autres molécules.
Mots-clés
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.48401/IMIST.PRSM/jmsm-v22i3.25985