Syndrome des ovaires polykystiques : Physiopathologie complexe et intriquée

Imane Azgaou, Ghizlane El Mghari, Nawal El Ansari

Résumé


Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la cause la plus fréquente des troubles d’ovulation, d’infécondité et d’hyperandrogénie chez la femme. Sa physiopathologie est complexe et multifactorielle, mais l’hyperandrogénie primitivement ovarienne semble être l’élément « fondateur » de ce syndrome. Elle résulterait avant tout d’une dysrégulation des cellules thécales d’origine encore indéterminée, et serait modulée par des facteurs hormonaux tels que la « Luteinizing hormon » (LH) et l’insuline. Le deuxième élément physiopathologique du SOPK est représenté par les troubles de la folliculogenèse témoignant d’un dysfonctionnement des cellules de la granulosa, avec comme conséquences, un excès de croissance folliculaire et un défaut de sélection du follicule dominant ou « follicular arrest ». Ainsi, certains facteurs intra ovariens sécrétés par les cellules de la granulosa comme l’hormone antimüllérienne sont possiblement impliqués  dans ces troubles de folliculogenèse notamment le blocage du processus physiologique de recrutement folliculaire. Quoiqu’il en soit, le SOPK est encore loin de délivrer tous ces mystères vu l’intérêt actuellement donné pour sa composante génétique.


Mots-clés


syndrome des ovaires polykystiques, physiopathologie, hyperandrogénie, troubles de folliculogenèse.

Texte intégral :

PDF


DOI: https://doi.org/10.48401/IMIST.PRSM/jmsm-v20i2.2570