L’action publique au Maroc face à l’incohérence temporelle : Des territoires sans prospective

Khadija ASKOUR, Ali LMARIOUH

Résumé


La question de la planification des politiques publiques au Maroc reste encore à débattre. Le Maroc a adopté certes la planification des politiques publiques depuis son indépendance, avec plus au moins d’assiduité, à travers une série de Plans de développement économique et social (PDES) dont le dernier est celui de la période 2000–20041. Quelques constats permettent toutefois de relever des insuffisances quant aux méthodes mobilisées. En effet, selon le Collectif du cinquantenaire2 « la planification a été notoirement inefficiente depuis 50 ans : les démarches adoptées traduisent la présence d’une planification rigide, centralisée et orientée vers la pensée d’un futur unique ».
Ce type de planification du développement se trouve aujourd’hui confronté à une double contrainte. La première est liée à la diversité des territoires. En effet, les politiques publiques conçues au niveau central, trouve leur territorialisation mise à mal par des réalités territoriales multiples et complexes. La seconde contrainte est liée à la conjugaison de plusieurs temporalités dans le processus de planification : tout territoire connait une cohabitation simultanée de plusieurs temporalités, entre le temps de la réflexion, le temps de l’action (durée des projets), le temps de l’administration (prise de décision) et le temps marchand (celui du citoyen), raison pour laquelle la planification mériterait d’être plus flexible à travers une démarche prospective.


Mots-clés


Territoire, planification, temporalité, prospective

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DOI: https://doi.org/10.34874/IMIST.PRSM/ISSM/29276

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