Les risques inhérents à la microfinance islamique : réflexion sur les voies possibles de gestion
Abstract
Dans un premier temps, les modèles utilisés dans le cadre de la microfinance islamique ont été présentés. Ces derniers sont soit adaptés de la microfinance conventionnelle ou des modèles propres à la finance islamique. Ensuite, les différents instruments utilisés dans le cadre des programmes de la microfinance islamique ont été énumérés. Finalement, le tour des différents risques auxquels les institutions de la microfinance islamique (IMFI) font face est fait et des solutions susceptibles de les couvrir ont été proposées. Le risque de crédit est de loin le risque le plus important des IMFI. D’autre part, les formules basées sur le partage des profits et des pertes telles que moḍāraba et mochāraka sont les plus risquées vu que l’on ne peut pas demander de garantir le capital investi. Les formules comme ijāra et morābaḥa présentent un risque moindre. Quant au financement par la formule de qarḍ al-ḥasan, elle présente l’inconvénient de la dégradation de la valeur réelle du portefeuille à cause de l’inflation, ce qui met en péril la viabilité des institutions utilisant uniquement ce mode de financement. D’autre part, le risque de non-conformité avec la charia, qui est un risque propre à la finance islamique, semble plus accentué pour les IMFI que pour les banques islamiques en raison de l’absence d’un comité charia.
Keywords
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