Libéralisation des transports maritimes. Une lecture dans la réforme portuaire marocaine
Résumé
L’un des axes principaux de la libéralisation des transports maritimes au Maroc fût la réforme portuaire (La loi n° 15-02 entrée en vigueur le 5 décembre 2006).
L’évaluation faite par l’administration de tutelle, des retombées de la réforme portuaire sur l’économie nationale, est plutôt positive eu égard des infrastructures portuaires, de la qualité des services rendus et de la compétitivité du secteur sur le plan de la tarification, de la sécurité et de la sûreté.
Une décennie après l’implémentation des directives de la réforme, nombreuses imperfections subsistent et soulèvent, au delà de la complexité qui caractérise tout système portuaire, des critiques et des interrogations parmi les utilisateurs des services portuaires.
Les principales facettes des conséquences opérationnelles négatives de la réforme portuaire s’articulent autour de la partialité de l’Agence Nationale des Ports, de l’inefficience tarifaire, de l’existence éventuelle d’une entente entre les opérateurs portuaires, de la banalisation de l’activité de consignation des navires et de la gestion inefficace de la congestion portuaire.
Si les retombées actuelles sont intéressantes pour l’économie du pays, l’optimisation future des résultats de la politique portuaire nécessite des efforts supplémentaires en termes de fiabilité tarifaire et d’efficacité opérationnelle à travers l’écoute attentive des attentes des utilisateurs, l’investissement dans le capital humain et l’attribution des fonctions de contrôle et d’arbitrage à une institution indépendante.
Mots-clés
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.34874/IMIST.PRSM/EGSM/4751
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