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Le Maroc et les migrations des Africains du sud du Sahara. Evolutions récentes et possibilités d’action


 
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1. Titre Titre du document Le Maroc et les migrations des Africains du sud du Sahara. Evolutions récentes et possibilités d’action
 
2. Créateur Nom de l'auteur, affiliation, pays Mehdi Lahlou; INSEA, Rabat
 
3. Sujet Discipline(s)
 
3. Sujet Mot(s)-clé(s)
 
4. Description Résumé Devenues, depuis de nombreuses années, une sorte de soupape de sécurité pour la plupart des pays africains, les migrations actuelles de citoyens d’Afrique résultent de la conjonction d’un ensemble de facteurs d’ordre économique et social, politique et réglementaire. Et la problématique qu’elles induisent est nécessairement globale et pluridimensionnelle.
C’est, bien évidemment, une problématique d’ordre sécuritaire, immédiat, mais c’est aussi une question qui implique des réponses d’ordre économique, social et politique, sur le moyen et le long terme ; c’est-à-dire qui exige une approche globale, aussi bien en termes de pays à “coaliser” contre les migrations illégales et la traite des êtres humains, qu’en termes de moyens à mettre en œuvre pour le développement des pays et régions de départ.
Tellement l’histoire, y compris l’histoire récente de l’Europe (celle de l’Italie, de l’Espagne, de la Grèce ou du Portugal, notamment), indique que là où une posture de développement se met en marche, les migrations se réduisent avant de s’inverser. Puisque, en effet, plus de développement (ou moins de déséquilibres et de pauvreté) induit, à terme plus ou moins court, moins de migration. Pour cela, il y a besoin de poser, dès à présent, les fondements d’un autre cadre multilatéral de dialogue et de coopération et d’intervention – plus efficient et mieux doté en moyens de décision – entre l’Union européenne, les pays du Maghreb (Maroc et Algérie, notamment) et les principaux pays de départ de migrants illégaux d’Afrique sub-saharienne.
Une telle démarche devrait viser, normalement, l’institution d’un « partenariat politique, de sécurité » et, aussi, « de développement économique et humain en Afrique »,à l’image de ce qui a été convenu (sans se traduire effectivement dans les faits) en 1995 entre l’Union européenne et les pays du sud de la Méditerranée, pour faire face à court et à moyen termes au flux de migrations illégales, que seul un développement économique, durable et équilibré, serait en mesure de réduire, en atténuant la propension à émigrer dans un continent bientôt peuplé de plus d’un milliard de personnes.
Ce partenariat euro-africain, vu l’urgence des problèmes posés par les migrations illégales à l’heure actuelle et vu l’ampleur qu’elles peuvent atteindre dans les années à venir, doit être fondé sur une volonté politique forte – de part et d’autre – et sur un engagement économique réel, pour notamment lutter contre la pauvreté, dans les régions les moins nanties d’Afrique sub-saharienne.
A ce niveau, il faut tirer les conséquences du déroulement du partenariat euro-méditerranéen prévu à Barcelone qui « n’a pas conduit – comme le reconnaissent, de concert, et la Commission européenne et les pays tiers-méditerranéens – à un dialogue suffisamment franc et sérieux sur certaines questions, comme les droits de l’homme (…) ou les migrations ». Comme il faut surtout faire en sorte que l’un des premiers constats faits par le Groupe Asile et Migration, créé en 1998, à travers son “Plan d’action Maroc” soient pris suffisamment en considération pour être traduits rapidement dans des programmes de développement économique locaux et régionaux conséquents. Selon ce plan d’action, en effet, « la pauvreté, la famine, les conflits armés et l’absence de perspectives d’emploi sont les principales raisons de ces migrations de transit illégal (par ce pays – le Maroc, en l’occurrence (1)), en particulier en provenance du Nigeria, du Mali et de la République démocratique du Congo ». Il est cependant évident – l’expérience des 4 dernières décennies aidant – qu’il y a besoin pour cela, également, d’une nouvelle forme d’engagement fondée sur une conditionnalité bien comprise mettant davantage en avant la satisfaction des besoins directs des populations aux niveaux local et régional, plutôt que des intérêts nationaux, très souvent aussi abstraits que réfractaires à toute possibilité de mesure et de suivi.
 
5. Éditeur Agence organisatrice, lieu
 
6. Contributeur Commanditaire(s)
 
7. Date (AAAA-MM-JJ) 02-08-2013
 
8. Type Statut & genre Article évalué par les pairs
 
8. Type Type
 
9. Format Format de fichier PDF
 
10. Identifiant URI https://revues.imist.ma/index.php/CE/article/view/2751
 
10. Identifiant Digital Object Identifier (DOI) https://doi.org/10.48409/IMIST.PRSM/ce-n16.2751
 
11. Source Titre de revue/conférence; vol., no. (année) Critique économique; No 16 (2005)
 
12. Langue Français=fr fr
 
13. Relation Fichiers supp.
 
14. Couverture Localisation géo-spatiale, période chronologique, échantillon de recherche (sexe, âge, etc.)
 
15. Droits Droit d'auteur et autorisations Tous droits réservés (c)