Ethique et financement solidaire du développement économique au Maroc

Lahcen Sbaï El Idrissi

Résumé


La finalité première d’une politique de développement est l’amélioration du niveau de vie des populations. L’expérience de plusieurs pays montre qu’il est impossible de réaliser cette amélioration par l’intervention directe des services de l’État ou en comptant sur la seule initiative privée. En effet, sans la mobilisation des populations sur un programme clair et sans leur adhésion, il est illusoire de s’attendre à la réussite des actions envisagées.
Si, aujourd’hui, les moyens financiers de l’État ne lui permettent plus de réaliser directement des programmes d’investissement, et face à la faible initiative du secteur privé, le rôle premier de la puissance publique, épaulée par les élus et par la société civile, consiste, outre la préparation et le contrôle de l’application des textes juridiques, à aider les populations à se prendre en charge, et non seulement à les assister, et ce pour gagner leur mobilisation qui est la seule garantie réelle de la réussite d’opérations du type de celles suggérées dans le présent article.
Cette mobilisation requiert également le respect des croyances de ces populations et la définition de programmes s’inscrivant dans la même lignée que les pratiques de gestion ancrées dans leurs traditions et coutumes formées à travers l’histoire.

Mots-clés


Ethique, solidarité, développement, économie solidaire, morale, financement, crédit, valeurs, population, communautés, tradition, gouvernance, participation, encadrement, mobilisation.

Texte intégral :

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DOI: https://doi.org/10.48409/IMIST.PRSM/ce-n15.2738