La banque universelle est-elle une variante des structures conglomérales ?
Résumé
L’objet de cet article est de montrer que les facteurs à l’origine de l’extension du modèle de la banque universelle dans les pays industrialisés sont similaires à ceux qui sont à l’œuvre dans la formation des conglomérats financiers. On relève, entre autres, la recherche d’économie d’échelle et d’envergure se faisant à travers le double mouvement de concentration-diversification.
A ce sujet, nous avons procédé au test de l’hypothèse des économies d’échelle à l’aide d’une fonction de coût de type Cobb-Douglas.
Notre étude empirique, portant sur un échantillon de 25 banques AFB sur la période 1986-1998, a permis de nuancer cet argument et de mettre en exergue un effet de dimension critique.
Au-delà des arguments quantitatifs classiques, nous avons insisté sur le rôle joué par la relation de long terme comme support de la construction sociale de la confiance. En effet, dans le contexte de la globalisation financière, la coordination prêteur-emprunteur devrait reposer sur la confiance et la réduction des asymétries d’information ex ante et ex post. Dans ces conditions, la banque universelle, de par son double statut de créancier et d’actionnaire, possède un avantage en terme de coûts de “monitoring” par rapport au modèle de la banque-dividende. De plus, cette relation de long terme permet d’accréditer l’hypothèse d’un meilleur contrôle du risque financier. En adoptant l’approche de portefeuille, nous avons également pu vérifier cet effet lorsque la diversification est opérée avec suffisamment de prudence.
A ce sujet, nous avons procédé au test de l’hypothèse des économies d’échelle à l’aide d’une fonction de coût de type Cobb-Douglas.
Notre étude empirique, portant sur un échantillon de 25 banques AFB sur la période 1986-1998, a permis de nuancer cet argument et de mettre en exergue un effet de dimension critique.
Au-delà des arguments quantitatifs classiques, nous avons insisté sur le rôle joué par la relation de long terme comme support de la construction sociale de la confiance. En effet, dans le contexte de la globalisation financière, la coordination prêteur-emprunteur devrait reposer sur la confiance et la réduction des asymétries d’information ex ante et ex post. Dans ces conditions, la banque universelle, de par son double statut de créancier et d’actionnaire, possède un avantage en terme de coûts de “monitoring” par rapport au modèle de la banque-dividende. De plus, cette relation de long terme permet d’accréditer l’hypothèse d’un meilleur contrôle du risque financier. En adoptant l’approche de portefeuille, nous avons également pu vérifier cet effet lorsque la diversification est opérée avec suffisamment de prudence.
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.48409/IMIST.PRSM/ce-n10.2721