Les introductions à la Bourse de Casablanca : procédures, coût et causes de leur insuffisance
Résumé
L’introduction en Bourse est une opération qui mobilise un certain nombre d’acteurs qui se rassemblent pour une bonne réussite du projet de la société émettrice qui est la levée de fonds par le recours public à l’épargne.
L’introduction en Bourse doit, toutes choses étant égales par ailleurs, se dérouler dans un climat de confiance et de sérénité entre tous les intervenants, y compris entre l’émetteur et le souscripteur. S’introduire en Bourse est, pour l’entreprise, synonyme d’accès direct avec une certaine facilité à l’épargne publique disponible. Néanmoins, cet accès direct est assorti d’obligations en vue, d’une part, de sécuriser cette épargne et, d’autre part, de rendre transparents à la fois le processus d’introduction et de cotation et l’activité de l’entreprise. Ceci étant, force est de constater que, premièrement, le processus d’introduction des entreprises marocaines est très rarement transparent et, deuxièmement, que le nombre d’introductions est trop faible. L’entreprise marocaine considère l’introduction en Bourse comme une opération risquée : perte de pouvoir des dirigeants, plus de contraintes vis-à-vis des tiers, etc. De plus, elle interprète cette opération comme étant une sanction probable qui pourra provenir à la fois du marché et des instances de contrôle. L’entreprise marocaine est une entreprise dont les pratiques sont plus ou moins informelles, fonctionnant dans l’opacité et en détournant la réglementation, et hostile à toute visibilité. Elle se cache derrière ses traditions, et elle se montre dans sa modernité ; elle est dualiste.
Elle se trompe de vision ; elle est immature et non lucide. Cette entreprise ne veut pas innover ; elle risque de disparaître avec les zones de libre-échange dont le Maroc a signé les accords et qu’elle signera dans l’avenir.
Mots-clés
Texte intégral :
PDFDOI: https://doi.org/10.48409/IMIST.PRSM/ce-n17.1504