Quel rôle joue l’organisation du travail pour stimuler la formation sur le tas dans les entreprises ? Analyse sur données d’enquêtes au Maroc et en Tunisie
Résumé
L’objet de cet article est de présenter une méthode d’analyse des questions soulevées par l’amélioration de la formation des travailleurs marocains. A partir d’enquêtes appariant les employés aux employeurs d’entreprises de deux secteurs manufacturiers, l’une au Maroc, l’autre en Tunisie, une approche comparée permet d’expliciter les mécanismes entrant dans le processus de formation du capital humain sur le tas et d’identifier les déterminants d’une diffusion du savoir intensive dans les entreprises des deux secteurs. L’analyse détaille notamment l’organisation du travail dans les entreprises et tire des enseignements quant à la façon dont la formation sur le tas par voie informelle peut être stimulée par les formes flexibles de l’organisation du travail. Les entreprises tunisiennes visitées sont mieux à même d’offrir de la formation aux travailleurs que les entreprises marocaines. L’exemple tunisien montre en effet que l’encadrement, les conditions de travail et la distribution des tâches dans les entreprises sont de nature à stimuler ou non les effets d’apprentissage informel.
Mots-clés
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PDFDOI: https://doi.org/10.48409/IMIST.PRSM/ce-n9.1474